Article: Le Sénégal sélectionné pour les préparatifs de l’agenda post 2015

Par Ndakhté M. Gaye
Publié dans www.Ecofinance.sn

Le Sénégal figure parmi les pays sélectionnés par les Nations-Unies pour dérouler des consultations nationales sur le programme de développement après 2015.

Selon le ministre sénégalais du Plan, Abdoulaye Baldé, le Sénégal fait partie des pays sélectionnés par les Nations-Unies pour dérouler des consultations nationales dans le cadre de la préparation de l’agenda post 2015.
M. Baldé s’exprimait mardi au cours de l’atelier de lancement de l’initiative : «Déclencher la révolution des données à l’échelle nationale : un premier examen des possibles objectifs, cibles et indicateurs du programme de développement après 2015» organisé par Initiative prospective agricole et rurale (Ipar).

A cette occasion, il a révélé que le rapport qui en est issu, intitulé «le Sénégal que nous voulons» a été validé au niveau national et transmis aux Nations unies.

En outre, il a indiqué que le cadre de développement après 2015 devrait reposer sur «une révolution des données».

«Le panel de haut niveau des éminentes personnalités chargé du programme de développement pour l’après-2015 des Nations unies qui a appelé à cette révolution des données, considère que des meilleures données et statistiques sont indispensables pour permettre aux pouvoirs publics d’élaborer des politiques basées sur des preuves et de suivre les progrès tout en renforçant les responsabilités à différents niveaux», a-t-il souligné.

«En outre, les données doivent être collectées et analysées de manière désagrégée pour permettre d’atteindre les groupes les plus démunis et marginalisés afin d’arriver à réduire les inégalités au sein de la société», a-t-il ajouté.

«Enfin, pour garantir aux citoyens et aux partenaires techniques et financiers la transparence et la responsabilité nécessaires au suivi et à l’évaluation des politiques, les gouvernements ont besoin de données et statistiques qui soient fiables, faciles à communiquer et accessibles au moment opportun», a-t-il poursuivi.

Le nouveau programme de développement doit succéder les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) qui dont l’échéance est fixée à 2015.

D’après le ministre du Plan, les forces et faiblesses des Omd ont éclairé la communauté internationale sur ce qui devrait sous-tendre l’architecture du nouveau cadre de développement après-2015.

Selon lui, ce cadre devrait en effet être universel mais également pertinent dans différents contextes nationaux pour être reconnus par tous les pays.